AMELIE FISH & SON UNIVERS : L’INTERVIEW

Interview réalisée par Loïse Barbé

 

Cette année, Amélie Fish a illustré notre nouvelle boîte de sardines et c’est une partie de son travail que l’on découvre à travers cette boite.

Derrière une boîte de sardines, il y a tout le personnel de la conserverie Furic qui a participé à sa réalisation.

Derrière une boîte Collector, nous vous faisons découvrir non seulement notre travail collectif mais aussi la création d’un artiste.

La boîte Collector est toujours le fruit d’un choix et d’une rencontre.

Le choix d’un artiste par Sten Furic, Directeur Général de La Compagnie Bretonne puis d’un tableau. C’est en général une décision intuitive et à coup sûr un coup de cœur.

Il s’agit aussi d’un désir de mettre sur l’avant-scène le travail d’un artiste local à travers notre produit phare et le cœur de notre métier, la fabrication des sardines à l’huile d’olive bio.

Cette boîte Collector, ce n’est pas seulement un tableau sur une boîte de sardines.

C’est un artiste qui, à un moment donné, nous dévoile un aspect, une période de son travail créatif. Vous souhaitez peut-être en savoir un peu plus sur la personne qui se cache derrière ces poissons. Nous avons décidé de pousser pour vous la porte de l’atelier d’Amélie Fish situé dans le vieux Quimper et de vous présenter son univers. Nous lui avons posé quelques questions:

 

 

Quel est son parcours ?
Amélie Fish est née à Quimper et a toujours vécu dans les environs. Toute jeune, Amélie a pratiqué la musique et la peinture.
A 9 ans, elle avait déjà son petit atelier où elle bricolait. On ne l’a jamais empêché de faire ses expériences. Au contraire. Elle dit qu’elle n’a pas choisi d’être artiste, l’art s’est imposé à elle et le contexte familial, culturel l’a déterminée. A 18/19 ans, elle a commencé à vendre des toiles. C’était parti.
Où a-t-elle voyagé et ses voyages sont-ils ses sources d’inspiration ?
Elle a beaucoup voyagé et c’est à travers ces multiples voyages et pérégrinations qu’elle tire une partie son inspiration.
Pendant 10 ans elle a énormément bougé. Elle est même allée jusqu’en Antarctique. Elle a eu d’ailleurs là-bas une expérience significative.
L’expédition consistait à déplacer un troupeau de rennes en bateau, introduit par l’homme, de la Géorgie du sud aux îles Falkland avec Jérôme Poncet, un navigateur et explorateur français.
Dans un pays étranger, elle ne doit pas « gêner » les habitants ou « contaminer » un lieu, à la manière occidentale.
Elle n’aime pas non plus que l’on impose des façons de faire ou un quelconque matérialisme aux populations locales.
Qu’est-ce que pour vous un artiste, êtes-vous une artiste ?
Ce sont des étiquettes. C’est un peu réducteur.
« C’est la société qui nous nomme ». « On a besoin de mettre les gens dans des cases ».
Pour elle, la création est un moyen d’expression, autre que la parole. J’ai la sensation que je communique des choses plus pertinentes avec de la peinture ou des notes, que lorsque je parle.
Son style ?
Elle considère que c’est de la figuration libre.
Comment travaille-t-elle ?
Dans l’atelier d’Amélie Fish, il y a la pénombre des combles et les petites lucarnes du toit qui laissent passer juste ce qu’il faut de lumière pour la réalisation de ses tableaux.
Elle aime peindre la nuit dans son atelier sous les toits à Quimper et l’après-midi ou les lumières sont parfaites pour les couleurs.
La nuit la laisse tranquille ; les bruits, l’atmosphère sont alors plus propices à la création.
Tout le monde dort. Elle peut travailler paisiblement.
Comme beaucoup d’artistes, elle crée sous forme de cycles.
En ce moment, elle réalise une série de portraits, écrivains, musiciens, ou encore joueur d’échec !
Avec tout d’abord, Fernando Pessoa qui a écrit sous plein de noms différents qu’on appelle les hétéronymes. Les 72 hétéronymes. Elle l’a donc représenté avec tous ses « autres lui-même » – voir le tableau sur sa page Facebook – et ensuite elle aimerait mettre en scène Bukowski, Boris Vian, Bobby Fisher…
Elle travaille souvent à partir de supports vidéo. Elle ne lit pas forcément tout sur l’auteur en question mais s’inspire des informations qu’elle déniche sur lui.
De manière générale, les gens l’inspirent beaucoup.
 
Pourquoi les poissons ?
De par ses nombreux voyages sur tous les continents Asie, Afrique, Amérique latine où elle restait 3, 4 mois à certains endroits, elle a côtoyé la mer, traversé l’Atlantique plusieurs fois. Cela l’a beaucoup nourrie. Elle s’en est imprégnée.
Elle a beaucoup peint sur tout ce qui touche à la mer. Elle a observé les pêcheurs à différents endroits du globe et dans le Pays Bigouden aussi. Elle a peint et customisé des planches de surf ou encore coque de bateau, skate … Des fish. Clin d’œil à son nom d’artiste. Ou l’inverse.
Sur quels supports peignez-vous ?
Elle peint surtout sur des toiles. Mais elle aime bien customiser des chaussures, des sacs, des instruments de musique. Ou alors des murs pour des commandes. Elle a d’ailleurs réalisé une fresque pour la mairie de Plomeur. Tous les supports sont intéressants.
La récup’ fait partie de mon mode de fonctionnement depuis le début, je transforme des vieux objets qui regagnent ensuite une valeur d’estime, ou je récupère des fonds de pots de peinture carton papier ect… le monde régurgite un paquet de matières utilisables chaque jour ! Servez-vous, c’est gratuit, ce n’est pas une démarche écologique de récupérer, c’est du bon sens.
Est-ce un don ?
Pour Amélie Fish, en art, il n’y a pas de don. C’est juste « de l’huile de coude ». Ce sont les heures de travail qui font que l’on s’améliore, se perfectionne et que la création aboutit.
Nous remercions Amélie Fish de nous avoir permis de pénétrer dans son atelier et d’avoir répondu à notre curiosité en nous livrant ses réponses sur certains moments de sa vie et sur son travail. Maintenant, nous en savons plus sur la personne qui a peint les poissons de notre nouvelle boîte de sardines Collector 2018.

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