INTERVIEW DE STEVEN MAZE

Les 10 questions pour en savoir plus sur  Steven Mazé, peintre et dessinateur en Bretagne. Les dessins de Steven sont présents sur les boîtes de La Compagnie Bretonne

1-D’où viens-tu ? quel type d’enfance as-tu eu? (ou comment tu la qualifierais-tu?) , étais-tu artiste tout petit? 

J’ai toujours dessiné, depuis tout petit. Un des élément déclencheur a été la Bande Dessinée et surtout les dessins d’André Franquin. Il faisait des caricatures qui me semblaient plus vraies que la réalité. La façon dont il racontait une histoire me fascinait. Et puis, tout petit, je restais longtemps à observer tout ce qui m’entourait, pour en saisir quelque chose J’adorais observer les formes, les ombres qui changent, les reflets, les déformations, ça me fascinait. Les formes et les structures qui se répètent et finissent par raconter une histoire, même les formes les plus anodines. J’avais aussi besoin d’être seul pour laisser décanter tout ça. Rapidement, on m’a inscrit dans une école de dessin qui dispensait des cours le mercredi, ça m’a beaucoup aidé.

2-Quel lien as-tu avec la famille Furic? 

Joelle Furic est ma tante. On se fréquente donc depuis longtemps !

3-Qu’est ce qu’un artiste pour toi? 

C’est une personne capable de créer un langage à la fois personnel et compréhensible de tous, en principe. Elle fabrique son vocabulaire et sa grammaire propre pour s’exprimer. Pour un peintre ou dessinateur,à la place des mots, ce sont des formes, des couleurs, des matières, de la lumière -et puis une écriture et un travail de composition. On dit quelque chose avec son esprit, son cœur et ses tripes pour produire une impression sur le public. Ces trois choses sont à mon sens indissociables dans l’élaboration d’un langage artistique, qui doit toucher d’abord, et faire réfléchir.Il faut que tout cela fonctionne.

L’observation du monde donne à chacun des outils pour créer son propre langage.

Un artiste voit des choses que les autres ne voient pas toujours, affûte petit à petit son regard, sa sensibilité et découvre des choses nouvelles pour lui, il enrichit son vocabulaire et sa grammaire au fur et à mesure. C’est un aller-retour perpétuel entre son observation du monde et sa création. C’est un cercle vertueux.

4-Qu’est-ce qui t’inspire dans les produits de la mer ou les métiers autour du poisson? 

A un moment donné, Jean-François Furic m’a demandé à travers la peinture d’étudier la gestuelle des personnes qui parent les filets de poissons. J’ai trouvé cela intéressant il y a les gens, leurs gestes et autour d’eux des machines. Le travail est organisé, pénible parfois. On voit l’effort. En suivant la chaine de production, on voit se dessiner une atmosphère, une vie, les rapport entre les gens, des problèmes qui surgissent et qu’il faut régler, et puis les choses qui roulent toutes seules. Et aussi les poissons morts. Morts et expressifs !

5-Quels domaines t’inspirent en général? 

Beaucoup de choses m’inspirent. Les portraits, les nus, les machines, les gens dans la rue. La conserverie. Tout ce qui se dégage de la vie. Çà a toujours eu du sens pour moi. Les objets manufacturés aussi. Un visage, c’est une personnalité. Un arbre a un dessin avec ses feuilles, son tronc noueux. Les immeubles aussi. Ils peuvent être bancaux, beaux, laids. Ils ont une origine. Toute chose peut être chargée de sens.

Pour les dessins d’imagination, je donne parfois dans l’onirique ou le fantastique, je fouille la littérature, le cinéma et la musique, mais je m’appuie tout le temps sur l’observation du réel, en toutes circonstances.

6-Comment travailles-tu? 

Je travaille dans mon atelier et sur une table. Je commence à faire des tas de compositions. Il y a des empilements tites images, de vignettes. Il s’agit de tout ce qui me vient par la tête. Pour raconter une histoire, j’ordonne, je choisis. Ensuite je vais préciser la composition puis les détails. Concernant l’heure, je préfère travailler le plus tôt possible, le matin et finir le plus tard possible aussi.

Je me ménage aussi de longues séances de dessin sur le vif, des prises de notes rapides, des croquis plus élaborés.

7-Comment trouves-tu tes idées? 

En me concentrant sur mon sujet, en m’efforçant d’en faire le tour selon le point de vue que j’ai choisi pour l’aborder.

8-Comment travailles tu avec la compagnie bretonne? : ils te demandent des illustrations ou tu leur en proposes?

Je propose, sauf lorsqu’il s’agit d’illustrer une boîte précise.

9-Sur quels supports travailles-tu?  

En général, je travaille sur du papier blanc ou du papier kraft brun. Le kraft je peux l’éclairer ou l’assombrir. Sur les toiles j’utilise de la peinture acrylique ou des techniques hybrides, encre et peinture par exemple.

10-Quels thèmes aimerais-tu explorer ou aborder que tu n’as jamais fait?

Il y a un milliard de thèmes. Un thème plus abstrait, peut-être. Trouver une traduction graphique et l’explorer à fond. Un jour j’aimerais faire un travail sur la peur et le mensonge.

One comment on “INTERVIEW DE STEVEN MAZE

  1. Morato Jean-Marie on

    A quand la prochaine ( toileboite) .Depuis 2013 je collectionne vos toileboite et malheureusement il me manque la 2015. il m’en manquait 2 autres saison que j’ai pu acheter mais pas la 2015.

    alors j’attend la prochaine saison et cette fois je ne la raterai pas.je suis un fou de sardines et les votre sont exactement ce que j’attends.elles sont bonne et sans reproche.
    amicalement un client heureux qui espère vous rendre visite dans votre usine

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